Gérer mon activité en libéral

Comptabilité pour médecin libéral : tout ce qu’il faut savoir

Gérer sa comptabilité peut vite devenir un véritable casse-tête pour les médecins libéraux. Pourtant, une bonne organisation est indispensable pour assurer la pérennité de votre activité. 

Entre la déclaration 2035, les cotisations à l’Urssaf, et les obligations fiscales liées aux différents régimes (micro-BNC, déclaration contrôlée), chaque détail compte afin d’éviter les erreurs coûteuses en temps et en argent. Alors comment optimiser la gestion de votre cabinet tout en respectant la réglementation ? Quelles solutions mettre en place pour faciliter la gestion comptable de votre cabinet ?

Découvrez des solutions adaptées, des astuces concrètes et les meilleurs outils pour aborder sereinement votre comptabilité. 

Pourquoi la comptabilité est essentielle pour un médecin libéral ?

Comprendre ses obligations comptables

En tant que médecin en profession libérale réglementée, vous devez respecter des obligations comptables strictes, qui varient selon votre régime fiscal (micro-BNC ou déclaration contrôlée). 

Des formulaires 2042-C-PRO et 2035 au suivi rigoureux des cotisations Urssaf et CARMF, en passant par la gestion de la TVA sur certains actes médicaux, chaque aspect compte pour éviter un redressement fiscal

Une mauvaise organisation peut entraîner des erreurs coûteuses et une perte de temps conséquente. Heureusement, des solutions comme la gestion tout-en-un pour médecins libéraux permettent d'automatiser les tâches et d’optimiser votre comptabilité.

Les erreurs comptables à éviter

Certaines erreurs sont courantes chez les médecins libéraux, que ce soit au début de leur activité ou en cours d’exercice :

  • Ne pas séparer votre compte personnel de votre compte professionnel peut vous exposer à des sanctions, y compris une amende pour non-respect des obligations comptables et fiscales en vigueur.
  • Oublier des dépenses déductibles et prendre le risque de ne pas baisser son résultat imposable (hors régime micro).
  • Déclarer ses revenus en retard à l’Urssaf, ce qui implique des pénalités.
  • Ne pas anticiper les cotisations sociales, l’impôt sur le revenu ou encore la Cotisation foncière des entreprises (CFE) et donc ne pas avoir suffisamment de trésorerie au moment de leur paiement. 

Toutes ces erreurs sont facilement évitables, à condition d’être bien accompagné dans la gestion comptable de votre activité de médecin libéral.

Quelles sont les obligations comptables d’un médecin libéral ?

Les différents régimes fiscaux possibles

Le choix du régime fiscal a un impact direct sur les obligations comptables d’un médecin exerçant en libéral. 

Si vous optez la création d’une entreprise individuelle, deux régimes d’imposition sont possibles :

Le régime micro-BNC

Ce régime est accessible aux professionnels libéraux dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 77 700 €. Il offre une comptabilité simplifiée avec les avantages suivants :

  • Un abattement forfaitaire de 34 % sur le chiffre d’affaires pour couvrir les frais professionnels (aucune déduction des charges réelles n’est possible).
  • L’exemption d’établir des comptes annuels complets (pas de bilan comptable, ni de compte de résultat, ni d’annexe légale).
  • L'obligation de tenir un livre des recettes mentionnant tous les encaissements.

Par conséquent, un médecin généraliste en début d’activité, réalisant un chiffre d’affaires annuel de 60 000 €, sera imposé sur 39 600 € (60 000 € - 34 % d’abattement), sans avoir à justifier ses dépenses réelles.

Le régime de la déclaration contrôlée

Ce régime réel d’imposition en entreprise individuelle s’applique automatiquement si le chiffre d’affaires dépasse le seuil de 77 700 €. Il peut également être choisi volontairement si vous souhaitez déduire vos charges réelles. 

 

Les obligations comptables sont plus strictes :

  • Tenue d’une comptabilité de trésorerie, enregistrant toutes les recettes et dépenses.
  • Établissement des documents comptables suivants :
  • Bilan comptable
  • Compte de résultat
  • Registre des immobilisations et amortissements
  • Livre journal retraçant l’ensemble des opérations financières.
  • Déduction des charges professionnelles réelles (loyer du cabinet, matériel médical, cotisations, assurances, frais de formation, etc.).

💡 Bon à savoir : il est également possible d’exercer sous la forme juridique d’une société de type SEL (Société d’exercice libéral). 

Déclarations fiscales et échéances importantes

Voici les principales obligations déclaratives et leurs échéances pour un médecin libéral :

  • Déclaration des revenus professionnels (2042-C-PRO) : à compléter chaque année entre mai et juin, selon votre département.
  • Déclaration contrôlée (2035) : à transmettre avant le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai.
  • Cotisations sociales (Urssaf) : paiement des cotisations sociales via la déclaration sociale.
  • Cotisations retraite (CARMF) : un acompte en janvier et le solde entre mai et juillet. 
  • DAS2 (si applicable) : dépôt au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai pour déclarer les honoraires versés.
  • TVA (si concerné) : déclaration et règlement mensuel ou trimestriel, selon le régime fiscal applicable.

🎉 Envie de simplifier ces démarches ? Une solution comme Hiway vous permet d’automatiser votre comptabilité, de gérer vos obligations fiscales en toute sérénité et de gagner du temps sur l’administratif.

Comment déclarer ses revenus en tant que médecin libéral ?

La déclaration de revenus des médecins libéraux dépend du régime fiscal choisi. Que vous soyez en micro-BNC ou en déclaration contrôlée, vous devez remplir chaque année des documents spécifiques pour l’administration fiscale.

L’impôt sur le revenu

La déclaration de vos revenus professionnels s’effectue via le formulaire 2042-C-PRO, une annexe de la déclaration de revenus principale à déposer entre mai et juin selon les départements. 

Ce formulaire comprend un volet “social” et nécessite d’indiquer votre chiffre d’affaires annuel hors taxes. Le revenu net imposable est ensuite soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).

💡 Si vous êtes au régime micro-BNC, vous avez la possibilité d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, qui permet de payer l’impôt sous la forme d’un prélèvement proportionnel au chiffre d’affaires encaissé.

La déclaration 2035

Si vous êtes sous le régime de la déclaration contrôlée, vous devez remplir la déclaration 2035, destinée aux professionnels libéraux soumis à l’impôt sur le revenu.

Cette déclaration se compose de plusieurs annexes :

  • 2035-SD (déclaration principale) : récapitule le bénéfice, les immobilisations, amortissements, plus-values, moins-values et, si applicable, la répartition du résultat entre associés.
  • 2035-A-SD et 2035-B-SD : détaillent les résultats comptables et les dépenses poste par poste pour le calcul du bénéfice.
  • 2035-AS-SD : utilisée en cas de groupements ou d’associations pour répartir le résultat entre les membres.
  • 2035-E-SD : concerne la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises) pour les médecins dépassant 152 500 € de chiffre d’affaires.
  • 2035-F-SD et 2035-G-SD : dédiées aux sociétés et aux filiales, rarement utilisées en profession libérale.

La déclaration 2035 doit être déposée au plus tard le deuxième jour ouvré qui suit le 1er mai. 

La DAS2

La DAS2 est une déclaration obligatoire lorsque des honoraires, commissions, courtages, vacations ou gratifications sont versés à un tiers extérieur à l’entreprise dans le cadre d’une activité professionnelle. Les professions libérales, y compris les médecins, sont concernées lorsqu’elles rémunèrent d’autres professionnels pour des prestations (ex. : collaboration avec un confrère, expertises, assistance administrative spécialisée).

Cette obligation concerne les entreprises individuelles et les sociétés dès lors que ces rémunérations dépassent 2 400 € par an et par bénéficiaire.

La DAS2 doit être déposée au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai de l’année suivant le paiement. Si la déclaration est effectuée via la Déclaration Sociale Nominative (DSN), elle peut être transmise jusqu'à la DSN du mois d’avril.

TVA et exonération pour certains actes médicaux

La majorité des actes médicaux à finalité thérapeutique sont exonérés de TVA. 

Toutefois, certains cas spécifiques y sont soumis :

  • Les prestations médicales à finalité non thérapeutique, comme les actes de médecine esthétique (exemple : injections de Botox, interventions esthétiques sans raison médicale).
  • Les expertises médicales (exemple : expertises judiciaires ou pour les assurances).
  • Dans certains cas, les rétrocessions d’honoraires et perceptions indirectes dans le cadre de remplacements ou d’assistanat.
  • Les redevances de collaboration lorsqu’un médecin remplacé perçoit une rémunération pour la mise à disposition de locaux, matériel ou patientèle, cette somme est considérée comme une redevance commerciale et est soumise à la TVA.

Dans ces situations, la TVA s’applique, et le médecin concerné doit la facturer et la reverser à l’administration fiscale.

💡 À noter : les médecins exerçant uniquement des actes exonérés n’ont aucune obligation de déclaration de TVA. En revanche, ceux réalisant à la fois des actes exonérés et des actes soumis à cette taxe doivent tenir une comptabilité distincte pour ces deux activités.

Quels outils pour simplifier la gestion comptable ?

Gérer sa comptabilité en tant que médecin libéral peut être fastidieux, mais plusieurs outils existent pour simplifier le suivi des charges, l’automatisation des écritures comptables et les déclarations fiscales - notamment si vous êtes soumis au régime de la déclaration contrôlée. 

Logiciels de comptabilité adaptés aux professions médicales

Un bon logiciel de comptabilité permet aux médecins de gagner du temps en automatisant plusieurs tâches :

  • Suivi et maîtrise des charges : toutes les dépenses professionnelles sont enregistrées et catégorisées automatiquement.

  • Comptabilité automatisée : synchronisation avec le compte bancaire pour un suivi en temps réel.

  • Déclarations générées et télétransmises : le formulaire 2035, la TVA (si applicable) et les autres obligations fiscales sont pré-remplies et envoyées directement aux organismes compétents.

  • Gestion des notes de frais : les transactions sont classées dans les bonnes lignes comptables, évitant ainsi toute erreur dans la déclaration.

💡 Hiway est une solution complète qui accompagne les indépendants, y compris les médecins libéraux, dans la gestion administrative et comptable. Grâce à notre expertise, nous proposons un outil de pilotage complet, intégrant la gestion des revenus, des dépenses et des cotisations sociales pour anticiper les charges et éviter les mauvaises surprises.

 

Faire appel à un expert-comptable spécialisé en médical

Un expert-comptable pour indépendant spécialisé dans le secteur médical peut être un atout pour vérifier la conformité de votre comptabilité et éviter les erreurs fiscales. 

Attention cependant : un expert-comptable représente un coût non négligeable, souvent plusieurs milliers d’euros par an. De plus, s’il vous accompagne, vous restez responsable des erreurs dans vos déclarations. 

Un bon compromis à l’expertise-comptable peut être d’utiliser un logiciel comptable performant qui propose également un accompagnement humain. 

Astuces pour optimiser votre gestion financière

Gérer efficacement les finances de son cabinet est la colonne vertébrale pour tout médecin libéral. 

Voici trois leviers à actionner pour réduire la pression fiscale, anticiper les charges sociales et assurer une trésorerie stable.

Déduire ses charges professionnelles

Comme nous l’avons déjà vu, l’un des principaux avantages du régime de la déclaration contrôlée est la possibilité de déduire vos charges professionnelles réelles. Cela permet de réduire votre bénéfice imposable et donc votre impôt.

Quelles charges sont déductibles ?

  • Loyer du cabinet (si vous êtes locataire).
  • Matériel médical et informatique (achat ou location).
  • Assurances professionnelles (RC pro, prévoyance, mutuelle).
  • Frais de formation continue (congrès médicaux, formations DPC).
  • Frais de déplacement (indemnités kilométriques, transports pour les consultations à domicile).
  • Charges sociales et cotisations aux ordres professionnels.

⚠️ Attention : pour être déductible, une charge doit être justifiée, engagée dans l’intérêt de l’activité et bien documentée. Il est donc indispensable de conserver toutes les factures et justificatifs.

Anticiper ses cotisations sociales

Les médecins libéraux doivent s’acquitter de plusieurs cotisations (l’Urssaf pour l’assurance maladie et la CARMF pour la retraite). 

Le problème ? Ces cotisations sont souvent calculées sur les encaissements des années précédentes, ce qui peut générer un décalage important entre votre activité réelle et vos appels de charges.

Voici comment éviter un choc de trésorerie :

  • Estimez votre chiffre d’affaires dès le début d’année pour ajuster vos provisions.
  • Mettez de côté chaque mois un pourcentage de vos recettes.
  • Demandez un ajustement des acomptes Urssaf si vos revenus varient fortement.
  • Optez pour la mensualisation des cotisations pour lisser les paiements et éviter les régularisations brutales en fin d’année.

Bien gérer sa trésorerie et ses impayés

Une mauvaise gestion de la trésorerie peut rapidement mettre en difficulté un médecin libéral, notamment en cas de décalage entre les encaissements et les charges fixes.

Astuces pour une trésorerie saine à appliquer dès la création de votre structure : 

  • Facturez rapidement vos actes et suivez vos règlements
  • Utilisez un logiciel de comptabilité synchronisé avec votre compte bancaire comme la solution que nous proposons chez Hiway pour visualiser vos flux financiers en temps réel.
  • Prévoyez un matelas de trésorerie équivalent à 3 à 6 mois de charges fixes pour faire face aux imprévus (baisse d’activité, retard de paiement des organismes de santé, etc.).

💡 Pour éviter les impayés, suivez de près vos paiements tiers-payant et privilégiez le paiement immédiat pour les actes hors tiers-payant.

Vous savez désormais tout ce qu’il y a à savoir sur la comptabilité du médecin libéral ! 

Le sujet peut parfois sembler complexe, mais avec les bons outils et une organisation efficace, il est possible d’optimiser cette gestion tout en respectant ses obligations fiscales et sociales. 

En automatisant certaines tâches, en anticipant les charges et en s’appuyant sur des solutions adaptées comme Hiway, vous gagnez en sérénité et pouvez vous concentrer pleinement sur votre patientèle au sein de votre cabinet dès la création d’entreprise. 

Que vous choisissiez de gérer votre comptabilité seul ou avec un expert-comptable spécialisé, l’essentiel reste d’adopter une approche rigoureuse et de vous appuyer sur la bonne expertise pour éviter les erreurs coûteuses et assurer la pérennité de votre cabinet.

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